Saint Aubin et son patrimoine
La ferme de la Commanderie
A l’origine il existe deux fermes. La première est celle des Dames de l’Abbaye de Gif, entrée dans leur patrimoine au XVIII° siècle qui « très bien entretenue et couverte de chaume ». La seconde ferme , plus importante, est celle de la Commanderie de Malte. Elle se densifie autour de sa cour au XIX° siècle .AU XX° siècle, il n’y a plus qu’une seule exploitation agricole alors qu’une part des bâtiments est aménagée en centre équestre. La commune a acquis la ferme de la Commanderie au départ du dernier exploitant agricole.
La Mairie-Ecole
Jusqu’en 1899, les enfants fréquentaient les écoles de Gif et de Villiers le Bâcle. Cette minuscule mairie -école à la mesure des quelques 120 habitants en 1900 est ensuite construite. La classe, qui regroupe garçons et filles jusqu’au certificat d’études, est dite « très bien aménagée »par son institutrice dans la monographie des écoles publiques publiée en 19OO.
Mais en 1946 elle n’accueille que plus que 5 élèves. Depuis quelques années est ouverte une école maternelle qui, cette année, compte 2 classes. En 2008 la mairie s’est agrandie et, entre-autre, une nouvelle salle est disponible pour l’animation des jeunes.
Le clocher de L’Ancienne Eglise de Saint Aubin
Ce clocher est le seul vestige d’une église, décrite au XVIII siècle comme petite, avec un clocher carré et une abside arrondie A la fin du XIX siècle, dans l’enceinte de le ferme, une partie de l’église est démolie et une autre sert d’étable. Le culte n’y est plus célébré à partir de 1889 , et les fidèles se rendent à Villiers-le-Bâcle le samedi à 18h. La cloche, Jeanne-Françoise-Aubine, bénite en 1760, filleule du seigneur de Vauhallan et de la veuve du seigneur de Gif , est installée dans le clocher récemment restauré.
Le Logis de la ferme/ la maison bourgeoise
Cette importante maison bourgeoise, la seule du village, exprime le triomphe sans partage des générations de rassembleurs de terres. Construite sur un soubassement, avec deux avant-corps en façade, un toit à la mansarde et de nombreuses fenêtres, elle domine de haut la première cour. Elle était autrefois agrémentée d’une marquise et pourvue d’une serre dans le jardin.
Les étangs et les rigoles
Lorsque, à partir de 1670, Louis XIV fit construire son château à Versailles, il demanda à Le Nôtre de créer un parc somptueux égayé par une myriade de fontaines, de jets d’eaux, de cascades et de bassins.
Pour amener l’eau nécessaire à Versailles, Jean-Baptiste Colbert mit en œuvre deux grands projets: – la machine de Marly qui était censée remonter les eaux de la Seine sur la Plaine de Louveciennes – la collecte des eaux de ruissellement et de drainage de la plaine de Trappes et du plateau de Saclay via des rigoles (1) alimentant respectivement les étangs supérieurs de Trappes et d’Arcy et les étangs inférieurs de Saclay.
C’est un réseau hydraulique unique au monde avec un chapelet d’étangs, 200 km de rigoles étalées sur 13 000 hectares qui fût ainsi créé pour alimenter par simple gravité les fontaines du Château de Versailles.
Sur le plateau de Saclay , 6 rigoles dont la rigole de St-Aubin, alimentaient l’étang Vieux (37 hectares) et l’étang Neuf (33 hectares) de Saclay d’une capacité d’environ 1,6 millions de m3. Une succession de deux aqueducs enterrés, aqueduc de Villedombe, puis aqueduc du Plessis qui constituaient la » ligne des Puits (2) « , conduisait alors les eaux depuis l’étang Vieux jusqu’à l’étang d’Orsigny puis l’étang du trou Salé.
De l’étang du Trou Salé, actuellement disparu sous les pistes de l’aérodrome de Toussus, l’aqueduc enterré de Saclay puis l’aqueduc des » Arcades de Buc » permettaient à l’eau de franchir la vallée de la Bièvre pour aller retrouver les étangs de Gobert (du nom de l’architecte qui fit réaliser les travaux) puis les fontaines de Versailles.
A partir des années cinquante, ce réseau exceptionnel s’est partiellement dégradé faute d’entretien et du fait de divers aménagements. Un projet de restauration, proposé par le SYB (3), est actuellement en cours d’étude.
Les Puits Couverts
L’eau, si abondante que les champs doivent être drainés, manque pendants les étés secs. Il faut donc chercher l’eau dans la nappe phréatique, profonde de 2 ou 3 mètres. Cependant, l’eau est douteuse et d’un rendement irrégulier. Pour la protéger de la pollution, les puits sont couverts d’une voute en tas de charge assez peu élevée. Le village possède trois de ces puits : un le long du mur de la carrière, un autre rue de l’Etape et un autre appuyé contre le mur des fermes et percé à l’origine de deux ouvertures.